Les faux pas du progrès

    LE  livre  LCA  …(lien)

 

L’ambiguïté du terme « développement durable » ne suffisait pas. Il va falloir nous battre avec les mot de « croissance » et de « progrès ».
Le monde a-t-il été ambigu de toute éternité et ce serait alors la modernité qui nous le révèlerait ?
On peut se taire, ne pas écrire plus haut que son clavier, rentrer dans la coquille de l’écran plat et des matchs truqués.
Seuls les plus anciens d’entre nous se souviennent d’horizons plus inattendus – et plus aventureux, moins convenus. Mais nous eûmes tort.
La différence, aujourd’hui, c’est que plus personne ne revendique des vérités nouvelles. Les moins éloignés de la nouveauté sont les cyniques, qui apparaissent comme les anges vengeurs de l’immobilisme – les vengeurs du déclin de l’occident.
C’est ce monopole que nous tentons de leur disputer mais sur de tout autres bases – celles d’un développement humaniste écologique. Serait-ce un oxymore?

Biographie

Je suis né en 1946 …
Ecologie, développement durable, planète et solidarité ?
Non : technique, rentabilité, profit, hiérarchie, stress. Voilà, c’était là cet univers … mon univers.
Un univers de contraintes et de compromis pour lequel je n’éprouvais qu’un penchant limité. Mais avec des joies aussi : le travail en équipe, les belles machines, les grands projets, les voyages lointains, le progrès, et enfin l’informatique – passer du modem à l’hébergement sur ce fameux « nuage », du téléphone fixe à l’Iphone et aux tablettes… Travailler avec les jeunes, aussi, partager de nouveaux enthousiasmes.
Et puis un jour tout s’arrête. On pose ses valises, on ferme une dernière fois la porte du bureau, on éteint l’ordinateur et on rend son téléphone portable et son badge. La retraite. Cà y est : on est inutile.
Mais non : on se souvient. A 20 ans, à 30 ans la vie était bien sûr plus intense. Mais bien plus : la vie était partagée, fluide, sobre et confiante. Le plus grave c’est que nous n’avons pas su préserver et développer ce monde fraternel pour le transmettre à nos enfants. Nous ne leur léguons que la vitesse d’une course absurde et dévastatrice. Que s’est-il passé ? Qu’avons-nous-nous fait – ou qu’avons-nous omis de faire ?
Alors une seule chose compte : sauver l’avenir des petits-enfants. Comment ? D’abord en ouvrant les yeux, brusquement, brutalement, sur ce constat que nous ne devrions pas découvrir mais dont la désespérance nous subjugue. C’est le thème de ce premier livre : « Les faux-pas du progrès ». Il restera à proposer les voies d’un sursaut, d’une renaissance. Et si c’était cela le maître-mot : une nouvelle Renaissance ? Comment, d’ailleurs, espérer autre chose de moins ambitieux tant les menaces qui pèsent sur l’avenir de l’humanité sont terrifiantes ?
« Je ne chante pas pour passer le temps » disait Jean Ferrat qu’on finissait par confondre avec Aragon. Bien plus modestement, je n’écris pas pour passer le temps – surtout si vous me faites la confiance de me lire. Je vous en remercie pour ceux qui nous suivent et que je ne sais pas comment dédommager autrement de nos erreurs.Serge Clavéro

Janvier 2013

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *