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Bravo Dominique Méda !
This is my site Ecrit par Serge CLAVERO. on 24/07/2014 – 19:56

Dominique Méda : Fin de la croissance ?

Dominique Méda est professeur de sociologie à l’Université Paris-Dauphine, chercheur à l’Institut de recherches interdisciplinaires en sciences sociales (CNRS) et titulaire de la chaire « Écologie, travail, emploi » au Collège d’études mondiales (CEM). Elle est chevalier de la Légion d’honneur. Elle était l’invitée de l’esprit Public sur France Culture le dimanche 20 juillet. Elle est l’auteure en 2013 de La mystique de la croissance.

Invités

  • Dominique MEDA, chercheur et professeur
  • Michaela WIEGEL, correspondante à Paris de la Frankfurter Allgemeine Zeitung
  • Jean-Louis BOURLANGES, professeur à l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
  • Marc-Olivier PADIS, directeur de la rédaction de la revue Esprit

Merci encore aux amis de LCA qui m’ont signalé l’excellence de cette émission fidèlement animée par Philippe Meyer. Ce n’est pas la première bonne rencontre que nous propose ce programme.

A écouter ici

Le travail : une valeur est en voie de disparition ?

Les multiples crises que nous traversons - économique, sociale et écologique – nous imposent de changer en profondeur notre modèle de développement  et de  nous  départir de l’impératif de la croissance économique.

Alors même que nous entrés dans une ère de non-croissance, on pourrait pourtant avoir de l’emploi, de la démocratie, du confort avec moins de croissance, et sans doute sans croissance, ou avec un autre type de croissance que celui que nous avons connu.

Certes, les Etats Unis ont retrouvé une croissance de 3% en exploitant les gaz de schistes au prix de graves dégâts environnementaux. D’un autre côté on nous propose une croissance « verte » qui prend en compte les dégradations de l’environnement dans le recensement des richesses. On évoque  aussi le « découplage » de la production et de l’exploitation des ressources naturelles. Des emplois « verts » créés en masse permettraient de résorber le chômage…

Nous partageons ici avec Dominique Méda un grand scepticisme autour de ces questions. C’est même notre « ligne éditoriale ».

Néanmoins, Philippe Meyer ne manque pas de rappeler l’opinion dominante :

« Nous sommes pourtant confrontés à la nécessité de fournir des emplois à un nombre croissant de nos concitoyens. La principale critique qui est faite à la décroissance ou à la non-croissance est justement celle de l’emploi. Une croissance nulle et des suppressions de poste dans les secteurs de production socialement ou écologiquement néfastes, feront inévitablement exploser le taux de chômage. Pour beaucoup, la crise écologique semble donc devoir céder le pas devant l’urgence de la crise sociale et la montée du chômage. »

 Dominique Méda ne se fait pas que des alliés quand elle soutient en effet que le retour de la croissance aurait des conséquences néfastes – et serait incapable d’inverser la courbe du chômage. Une forte croissance impliquerait en effet une augmentation massive de la production et de l’exploitation des ressources naturelles .
En attendant, les prévisions de croissance sont très basses et le taux de chômage très élevé (près de 6 millions de chômeurs en France toutes catégories confondues). Pourtant Dominique Méda appelle de ses vœux une société de la  « non-croissance. ». C’est que nous nous trouvons face à un triple défi : endiguer la crise économique, faire baisser le chômage et prendre des mesures d’envergure en matière d’écologie.

Quelle serait la place du travail dans une société qui aurait renoncé à la croissance ?

Le problème, c’est que nous avons un besoin immédiat et impératif de croissance parce tous nos dispositifs sociaux en dépendent. Or le taux de croissance baisse continuellement depuis la fin des années 60. Cela pourrait durer – ou pas : Robert Gordon aux Etats Unis pense que cet arrêt est définitif parce qu’on est tombé sur de véritables freins.

L’éducation , la démographie,  l’énorme progrès à la fin du XIXe siècle (avec l’électricité) ont fini d’exercer leur effet et on n’aura plus jamais de progrès susceptible de provoquer un choc sur l’économie. Le coût de l’énergie va augmenter du fait de la raréfaction du pétrole bon marché. La productivité a cessé de croître. Mais surtout :

La croissance est-elle souhaitable ?

La courbe des émissions de GES est identique à celle des taux de croissance.  La croissance a été porteuse d’immenses bienfaits – santé, éducation. Mais Bertrand de Jouvenel (je rappelle qu’il s’agit d’un étrange électron libre plutôt collaborationniste mais aussi l’un des précurseurs de l’écologie) montrait dans les années 50-60 que la croissance s’accompagne de dégâts, de destructions. Nous avons oublié d’en tenir compte.

Dans les années 70, une petite prise de conscience a lieu. Par exemple Edmond Maire (CFDT) ne voulait pas de la croissance défendue par le président de la Commission Européenne. Il plaide pour une croissance de la satisfaction des personnes, des conditions de travail, et non une croissance calculée de manière arbitraire et désuète.

Economie

Économiquement, la croissance n’est pas soutenable à cause de la pression excessive sur l’environnement. Il faut la réorienter – mais avec quelle capacité économique ? Comment changer de modèle énergétique si on n’a pas les moyens d’investir ? Ensuite, même avec une économie à croissance nulle (ce qui est notre situation) l’impact sur l’environnement se poursuit. La croissance est tellement intégrée à notre mode de raisonnement que nous n’arrivons pas à raisonner autrement !

Notre obsession de la croissance vient de loin. Dans la genèse, Dieu dit aux hommes de dominer et assujettir la nature. Hegel pense qu’il faut détruire la nature pour mettre de l’humain à la place. A cela s’est ajoutée la jonction de la science et de la technique au XVIIe et XVIIIe siècle.  Adam Smith nous dit que l’essentiel est d’avoir la plus grosse production possible. Il fallait donc humaniser la nature par le travail et la production. « Plus de production égale plus de civilisation ». C’est ce que traduit le PIB.

Le PIB

Cette convention qui date de l’après seconde guerre mondiale braque les projecteurs sur la production de biens et de services, mais absolument pas sur les patrimoines auxquels nous tenons : patrimoine naturel où l’on va puiser des ressources et rejeter nos pollutions – et pas davantage sur la cohésion sociale. Stiglitz nous avertissait dans son rapport de 2009 : le PIB nous mène dans le mur.

L’essentiel perdu de vue

Il faut revenir au point de départ. Les rapports du GIEC notamment et les articles de Nature nous disent que les êtres humains sont en train de forcer la transition. Alors que nous sommes obsédés par la crise sociale, il faudrait retourner la question et voir comment mettre la résolution de la crise écologique au service de la résolution de la crise sociale. Le but c’est tout de même d’éviter une catastrophe climatique et la destruction de notre demeure. Pour cela il faut une rupture radicale.

Mais en quoi une croissance zéro sert-elle cet objectif ? Reprenons le cas de l’Allemagne, moins inspirée par Hegel que par Hans Jonas – ce qui explique la sortie du nucléaire- la priorité n’est plus accordée à tout prix à la croissance. D’où l’idée des Allemands d’une alternative qui passe par des phases très difficiles mais qui crée aussi des nouveaux secteurs d’économie.

Comment envisager une perspective plus européenne – ou  mondiale ?

Dominique Méda n’est pas favorable à une croissance zéro. Elle recommande par contre de relativiser l’usage du PIB. Il faut raisonner au delà de la croissance en adoptant d’autres indicateurs autour du PIB – empreinte écologique, indice de santé sociale – pour mieux équilibrer la production au sein de normes éthiques de l’écologie et du social tout en respectant les besoins de tous.

Certains secteurs vont décroître, et il faudra organiser la fermeture d’activités polluantes, En revanche, il faudra faire croître d’autres secteurs ou les réorganiser. Par exemple l’agriculture fermière, le développement des ENRs, le verdissement des processus industriels, le développement du bâtiment et de la rénovation thermique. Bien sûr, l’Allemagne est beaucoup plus avancée que la France.

Ce qui est très compliqué, c’est d’organiser les séquences de cette transition. La réflexion au niveau européen est une nécessité évidente. La capacité de l’Allemagne à oser le faire seule est admirable mais l’idéal serait que l’Europe devienne la zone la plus avancée du point de vue écologique et social, et pas forcément la plus productive.

Quels objectifs ?

Jean-Louis Bourlanges reconnaît les insuffisances de l’indicateur PIB . Dans les années 60 on avait, avec Pierre Massé et Edmond Maire, pressenti la nécessité de raisonner non seulement en flux mais aussi en stocks – ce qu’on prélève sur la planète. C’est aussi le sens du rapport Stiglitz. Il faut modifier l’approche du concept de satisfaction – bien plus large que l’estimation quantitative des biens produits. Il faut aussi établir une comptabilité des dégâts occasionnés.

On voit donc que le gel de la croissance ne résout pas les problèmes. Quant à l’Allemagne, Bourlanges avance que les grands bénéficiaires de la sortie du nucléaire sont malheureusement les producteurs de gaz et de charbon (opinion que nous avons relativisée ici même, voir par exemple ce billet) et le bilan  énergétique et climatique de l’Europe s’en trouve dégradé.

Le modèle

Quel est le modèle pour que l’activité humaine ne soit pas destructive de l’environnement ? Ce ne sont pas les écologistes qui nous répondent. Ça ne marche pas politiquement et c’est en effet très grave. Et nous sommes confrontés à des problèmes de compétitivité par rapport à d’autres acteurs économiques pour qui la croissance reste très forte dans un contexte de rattrapage. Or, nous sommes dans un jeu à somme nulle : ce que les autres produisent, nous ne le produisons plus et nous perdons des usines et des emplois. Cette situation nous empêche de penser une révolution du système.

Aveuglement

Nous sommes aveuglés et nous ne mettons pas sur la table les véritables sujets. Tout est à construire alors que beaucoup de rapports nous disent que le temps est compté. Ces rapports sont tellement effrayants, les décisions à prendre tellement énormes que la rupture tellement forte avec tout ce que nous avons connu jusqu’ici est totale – la financiarisation déchaînée mais aussi tout ce qui nous encadre depuis le XVIIIe siècle.

Nous n’avons que deux voies

Ou bien on accélère la machine, avec la compétition, la guerre. Ou bien on adopte une logique de coopération, on essaie d’avoir un accord international sur la réduction des GES et on partage le fardeau de la dette écologique – et alors il faut tout revoir : changer d’indicateur, de cadre de représentation, de slogan politique – et dans ce cas la compétitivité ce n’est pas le bon slogan.

Le bon slogan ce sera le plein emploi, la transition écologique, la reconversion écologique mise au service de l’emploi. Il va falloir rassurer les gens sur ce qui va nous arriver – la crainte pour l’emploi est énorme et le chômage est épouvantable. On aura gagné si on montre que la reconversion écologique va être créatrice d’emploi mais aussi nous permettra de changer d’emploi.

Dès alors, sur quelles forces vives nous appuyer ? C’est toute la question. Ces forces sont absentes. Les petits mouvements citoyens, les petites initiatives locales seront insuffisants. C’est une question de cause commune. Pourtant, en 2008, il y a eu la constitution d’une alliance entre les citoyens, les gouvernements et les syndicats – l’idée aussi au niveau international d’une transition juste. Mais aujourd’hui la cause écologique et la cause de l’emploi sont opposées .Nous sommes en guerre contre notre assoupissement.

On peut penser au « second » rapport de Beveridge en 1942 : Full Employment in a Free society, qui définissait en 1944 le plein emploi comme un élément central et prévoyait comment on sortirait de la guerre : prise en charge de la question de l’emploi par l’état qui dresse le cadres, et instaure la planification. Il faudrait cette fois une planification écologique, un peu à l’image de ce qu’ont fait les Allemands, avec les objectifs à atteindre, des organismes puissants pour permettre aux individus de passer d’un secteur à un autre. En l’absence d’autres forces vives, un rôle majeur incombe à l’état.

Du point de vue sociologique, il semble que tant qu’un problème est perçu comme insoluble, on a tendance à le minimiser. A contrario si on dit détenir une solution pour un problème, ce problème devient insupportable. Il faudrait au moins entamer des morceaux de solutions.

Qui va « organiser la transition » ? La solution pourrait être le progrès technique décentralisé fonctionnant de lui-même sur le modèle numérique qui se diffuse très rapidement partout. Ou bien un état à la française – volonté et planification – mais comment faire dans une économie complexe, mondialisée et surtout au niveau européen ?

Dominique Méda maintient la nécessité d’établir un cadre. Alors état, état européen ? On a besoin d’un calendrier, d’objectifs, d’établissement d’un chemin. Nous sommes sur un gros bateau, et on a une fenêtre d’action très courte. Dans les 20 prochaines années il faudra avoir bifurqué. Alors un état, mais pas tout seul : avec les citoyens, démocratiquement à tous les étages – dans les municipalités, les entreprises, les régions (comme Nord-Pas-de-Calais qui conditionne les aides régionales à des objectifs sociaux et écologiques – pourquoi pas au niveau national ?) et au niveau européen. En Europe, dans les différents pays, les forces existent pour porter cette idée – mais ce sera très difficile à fédérer.

Il semble tout de même que les lanceurs d’alerte donnent l’impression de se complaire davantage dans l’annonce de la catastrophe que dans l’annonce de solutions. Philippe Meyer y voit un « esprit religieux » qui n’est pas le meilleur aspect. Par exemple la méthanisation agricole. Pour 10 articles sur les éoliennes, on ne peut pas lire la moitié d’une question sur cette solution. (Notons ici que nous avons évoqué cette question à propos de Stéphane Le Foll notamment). Les grands projets de type industriel exportable font plutôt la une au détriment de micro projets plus décentralisés. Le rassemblement autour des problèmes est plus important qu’autour des solutions – et spécialement chez ceux qui mettent en avant politiquement leur souci de l’écologie.

Tant que nos dirigeants politique n’auront pas pris conscience de l’importance de ces sujets, on ne pourra pas bouger. Il faudra que l’un d’entre eux dise : « on y croit – on ne sait pas ce que çà va donner mais allons-y ». Aujourd’hui qui le dit ? Pas un seul. (Pourtant les écologistes – lorsqu’ils ne sont plus au gouvernement le disent un peu et Nouvelle Donne est assez proche, non – ceci dit à titre personnel).

 L’autre vie

Au delà de la transition écologique, Dominique Méda a aussi écrit sur vie familiale et vie professionnelle, sur l’égalité homme-femme et sur la durée du travail. Elle a toujours pensé que la réduction de temps de travail avait un lien direct avec le baby boom en France. En 1995, il fallait qu’on réduise la place du travail dans nos vies pour à la fois mieux le répartir dans la population et parce que nous avons tous, hommes et femmes, d’autres activités. Nous avons besoin de temps pour nous occuper de nos enfants et pour nos activités politiques et citoyennes. C’est d’ailleurs l’Allemagne qui nous a montré le chemin.

Le chômage

Avec 6 millions de personnes inscrites à pôle Emploi, une croissance plus écologique et plus sociale nécessitera un plus grand volume de travail. On pourrait mettre ce changement de processus au service d’un changement du travail et mettre fin au malaise énorme du travail aujourd’hui : dé densifier le travail, mieux le répartir. L’objectif est que chacun ait accès à l’emploi, à un travail qui concilie vie de famille et vie professionnelle. La réduction de temps de travail est la seule voie pour que les femmes accèdent au travail dans les mêmes conditions que les hommes.

Repli ou solidarité

La non prise en compte de ces questions par l’ensemble des dirigeants politiques s’ajoute à la question de compétitivité. Personne ne se fait confiance entre les pays – y compris en Europe. Ces solutions du repli – y compris de régions comme l’Ecosse – prévalent alors même que c’est d’une organisation mondiale dont nous aurions besoin. Comment créer une solidarité ? En 2008 on avait entrevu cette orientation plus solidaire. La logique de compétition va nous mener à notre perte. Faut-il baisser les salaires comme nous le recommande l’OCDE ? Certainement pas !  Il vaudrait mieux que l’Europe adopte ce modèle solidaire tout en se protégeant de manière à pouvoir le bâtir et donner envie aux autres continents de nous ressembler. Il ne faut pas laisser l’Allemagne toute seule.

Certes, on n’est plus dans un monde industriel avec de très grands collectifs et un processus de production normé. Les nouveaux emplois sont en horaires décalés ou atypiques – soir, week-end – répondant aux nouvelles demandes des consommateurs et difficiles à concilier avec les loisirs, la vie de famille et la cohésion sociale. Là aussi c’est à nous à nous de choisir notre destin. L’Allemagne a considérablement réduit son taux de chômage au prix d’un développement considérable des petits emplois inégalement répartis – au détriment des femmes. Nous ne sommes pas obligés de la suivre – à condition d’être capables de coopérer. Ce ne sera pas possible si l’Allemagne continue à faire cavalier seul avec la modération salariale, le développement des exportations au détriment de ses partenaires. Essayons de construire cette nouvelle Europe avec un travail de qualité, décent, et des normes écologiques élevées.

L’innovation

Il est vrai que l’Allemagne a, dans le même temps, fortement investi dans la recherche et l’innovation – notamment pour les énergies vertes. On vérifie ici que compétitivité et une forme de croissance conforme aux exigences écologiques sont conciliables. On peut donc dans une certaine mesure faire confiance à cette croissance verte – mais n’oublions pas que le découplage, pour plusieurs observateurs (voir ici nos  billets sur Tim Jackson et Jeremy Rifkin)  semble  impossible. Donc oui, continuer nos efforts d’innovation mais aussi remettre en cause notre addiction à la consommation et à l’alimentation de mauvaise qualité… Remettons la qualité au centre, sous contrainte de normes écologiques et sociales très fortes.

 LCA aime Méda …

Arrivés ici, il serait trop long de poursuivre mais plusieurs observations me viennent à l’esprit. Nous n’avons pas plus que Dominique Méda trouvé de solution au vide politique, la pierre philosophale pour la crise politique. C’est là que les coups de boutoir de Piketty mais aussi de Frédéric Lordon, d’ATTAC et d’autres deviennent pertinents. Ce serait un autre débat.

Il est certain que tant que les hommes politiques resteront dépossédés du pouvoir par les lobbies et les banques, ils ne pourront ni agir ni dégager une élite de vrais réformateurs dans le sens d’une écologie sociale et solidaire – ni même rétablir leur crédibilité. Remarquez à contrario que, lorsqu’ils disposent de pouvoirs réels comme dans le domaine diplomatique et  surtout policier et militaire, ils l’exercent. Malheureusement, en ce moment, les victimes syriennes, palestiniennes, maliennes et nigérianes ne sont pas la meilleure illustration de choix inattaquables. Peut-être ne faut-il pas être surpris que, à fortiori, le choix d’une vraie transition fût-il possible, cette équipe ne soit pas forcément non plus la meilleure. Il n’est que de voir la conduite au rétroviseur qui consiste à reparler de « barrages »… On croit rêver ! Roosevelt et les 30 glorieuses avaient leurs solutions mais 2014 ne s’écrit pas 1930 ni même 1970 !!!

VIe république ?

Ou bien ne ferions-nous pas complètement fausse route ? La paralysie du gouvernement tient aussi à la crise des partis de gouvernement … et au final aux défauts résultant des structures mêmes de la Ve république. Vaste débat. Et justement, une fois encore, France Culture (merci au service public) propose une réflexion intéressante sur cette question – émission Du Grain à moudre du 23 juillet 2014. On devra y revenirA écouter ici.

Bravo en tout cas à Dominique Méda et son discours dont la clarté, le calme et la précision tranchent singulièrement (à mes yeux) avec le parler style mitraillette de Cécile Duflot aux rencontres de Pétrarque (sur ce lien si vous avez envie – moi pas). Oui, il faudra un jour une classe politique décidée à ne plus se contenter de discours – fussent-ils à haut débit comme il semble que la mode soit venue.

En accord avec la conclusion du « Grain à moudre »,  la solution pour l’instant passe par de simples citoyens qui s’engagent différemment, hors des partis – et qui ne s’en remettent pas à un chef unique qui fera de toute façon ce qu’il veut pendant cinq ans. En attendant mieux – une profonde modification de la constitution par exemple, comme ne cessent de la réclamer notamment Anne-Cécile Robert du Monde Diplomatique ou le Toulousain André Bellon (voir notre billet).

Je suis injuste ? D’accord. J’attends qu’on me prouve mon erreur. Je serai ravi de la reconnaître !

2 Reponses »

  1. J’aimerais faire mentir l’affirmation selon laquelle les mouvements citoyens sont trop peu nombreux pour constituer une alternative. Pour cela il faut les faire connaître et les encourager. Que font nos décideurs « politiques » au niveau national pour qu’il en soit ainsi?

  2. Il faut finir avec cette civilisation criminelle et autodestructrice. Il faut une révolution .
    Bâtir un monde vraiment démocratique et participative . Pourquoi pas joindre ses forces à une organisation internationale comme IOPS (iopssociety.org)?

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