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Le peak all : la fin des matières premières ?
This is my site Ecrit par Serge CLAVERO. on 03/06/2012 – 17:12

Oil Man, Alias Matthieu Auzanneau, a viagra overnight delivery weekends encore frappé! Voyez comme il nous parle !

On n’avait pas besoin de çà, non ? Les uns sont atterrés par la perte de leur idole présidentielle omnipotente, les autres sont ravis d’avoir élu un président « normal » – mais on est bien tranquille, non ? Pas de problème avec l’écologie, l’énergie, la démographie et tout çà. Tout juste un petit problème financier. Petit, il faut le dire vite, c’est vrai. En 3 mois le fameux CAC40 a perdu 20% d’une valeur déjà pas formidable, order viagra from india mais bon, on s’y fait…

Le problème, avec Auzonneau qui reprend un article de Science et Vie, c’est qu’il propose de tirer les conséquences de l’épuisement quasi certain de nombreuses matières premières – dont celles qui précisément sont nécessaires pour produire l’énergie « durable ». Gênant.

Quelle est la situation réelle des ressources naturelles ?

Sur notre site, nous avons depuis l’origine, reconnu le peak pétrolier. Ce n’est pas pour autant oublier le peack carbone qui intervient par les limites de mixing viagra with e CO2 dans l’atmosphère – ce qui n’empêche pas les pétroliers et les gaziers de forer et les mineurs de miner, d’ailleurs…

A cela s’ajoute la crise des ressources minières. Qu’en est-il vraiment ? Et bien voyons un peu ce qu’en disent les chercheurs. Par exemple :

Metal stocks and sustainability (ce lien  – pas sérieux s’abstenir!)R. B. Gordon*, M. Bertram†‡, cheap viagra without a pr and T. E. Graedel†§ *Department of Geology and Geophysics, Yale University, P.O. Box 208109, New Haven, CT 06511; and †Center for Industrial Ecology, Yale University, November 1, 2005)

Evidemment : 2005…  Et assez aride. Voyons l’approche plus digeste du site EcoInfo .

Premier point : notre consommation de matières premières ne cesse d’augmenter.- notamment à cause du développement des mens hotrod viagra équipements électroniques (réduction des coûts, obsolescence).

Les tensions se traduisent déjà par des guerres – comme pour le coltane (téléphones mobiles, consoles de jeu, ordinateurs portables, réacteurs nucléaires) au Congo. Ni les avancées en matière d’éco-conception, ni le développement du recyclage des déchets ne peuvent actuellement faire face à une demande de plus en plus pressante en équipements électroniques. Des plus exotiques aux plus courants, les métaux seront de plus en plus difficiles à exploiter – donc plus chers – et l’épuisement est annoncé pour beaucoup – dont l’or et l’argent avant 2030. L’uranium n’échappe pas à cette menace.

On peut rester sceptique (malgré la multiplication des levitra buy levitra online viagra convergences ?). Si nous relisons (après Science et Vie et Le Figaro) l’article du Figaro et  Les Echos ils ne sont pas en reste non plus.

Gardons-nous toutefois de foncer tête baissée dans un catastrophisme qu’on nous reprochera – car nous ne sommes ni le Figaro, ni Le Monde et encore moins les Echos.

J’ai eu envie de revenir à l’article de l’université de Yale. Je l’ai lu d’assez près je crois et il est très éclairant de citer sa conclusion (traduite ici) :

« La fraction du stock de ressources récupérables dans la viagra online miscellaneous lithosphère déjà placée dans l’utilisation ou dans les déchets à partir desquels elle ne sera probablement jamais récupérée est actuellement de  26% pour le cuivre et 19% pour le zinc. Nous manquons de données, mais nous suggérons que des proportions semblables s’appliquent pour les autres métaux l’industrie des métaux industriellement importants et géochimiquement rares. Parce que les stocks restants de minerai sont grands par rapport aux besoins actuels, les prix de ces métaux ne reflètent pas encore la viagra supplier us online pharmacy valeur de leur rareté. En outre, l’amélioration des techniques d’extraction  a conservé les prix moyens réels de ces métaux quasi constants sur plus de 50 ans. Il n’y a pas de préoccupation immédiate concernant la viagra equivalent herbal tablets capacité des ressources minérales à couvrir les besoins pour les métaux géochimiquement rares. Les limitations ne se poseraient que du fait de restrictions aux échanges internationaux ou de restrictions législatives liées aux conséquences environnementales de l’exploitation minière, du broyage et  de la fusion de minerais à plus faible teneur. Néanmoins, au fil du temps  avec l’adoption généralisée de certaines nouvelles technologies on generic viagra houston tx peut s’attendre à rencontrer des limites naturelles dans les cas pour lesquels un matériau particulier offre un service unique. Nous identifions le platine comme le métal le plus susceptible d’être soumis à cette limitation à cause de ses propriétés catalytiques uniques et son attractivité pour des applications telles que les alliages utilisés à haute température. Les données sur le stock de cuivre utilisée aux États-Unis au cours du siècle passé jettent le doute sur l’idée que la demande pour les métaux diminue au fur et à mesure que les revenus augmentent. Bien que le PIB de la nation ait augmenté beaucoup plus rapidement que le stock de cuivre en utilisation, le taux d’augmentation du stock de cuivre par habitant se maintient au même niveau. Nous constatons que la part de cuivre par habitant dévolue à certains services a diminué dans le 20e siècle, mais que cette diminution est contre balancée par la fourniture de nouveaux services. La demande pour de nouveaux services est profondément ancrée dans une culture occidentale populaire et politique qui voit la croissance et le développement comme des absolus, convertissant rapidement des services originalement de luxe ou de divertissements pour les plus riches, en nécessités pour tout le monde. Les scénarios illustrant l’utilisation future des ressources de cuivre anticipent la propagation dans le monde entier des services de métaux appréciés par les nations post-industrielles. Ces scénarios doivent explicitement s’attaquer aux facteurs culturels qui continuent à accroître la consommation du cuivre par habitant dans les sociétés riches et doivent favoriser l’utilisation de solution de matériaux de substitution pour fournir les services du cuivre.
Les préoccupations pour l’ampleur des ressources minérales se posent lorsque le stock de métal nécessaire pour fournir les services dont bénéficient les grands pays développés est comparé à celui nécessaire pour offrir des services comparables avec la technologie existante à une grande partie de la population mondiale. Nos données sur les stocks démontrent qu’avec les technologies actuelles, il faudrait toutes les ressources de cuivre et de minerai de zinc et peut-être aussi de platine dans la lithosphère. Même un niveau de services plus faible ne pourrait pas être maintenu dans le monde entier, car un approvisionnement continu de métal neuf est nécessaire pour compenser inévitables pertes dans le recyclage du stock de métal en utilisation.
La substitution est une possibilité pour améliorer cette situation, mais il ne faut pas automatiquement supposer que la technologie va produire un substitut satisfaisant pour chaque service à un prix abordable et en accord précis avec le besoin. Le sujet du manque de ressources rappelle inévitablement le classique pari entre Julian Simon et Paul Ehrlich en 1980, dans lequel Ehrlich pariait que le prix de cinq métaux augmenteraient en 1990. Au lieu de cela, les prix groupés ont décru, et Ehrlich a payé à Simon 576,07 $ pour régler le pari. Contrairement à Ehrlich, nous ne prétendons pas que le prix des métaux est une mesure satisfaisante de la quantité restante d’une ressource. Au contraire, nous nous contentons de signaler l’état actuel des affaires: que les stocks anthropogéniques (soumis à l’exploitation humaine)  et de la lithosphère d’au moins certains métaux sont de plus en plus équivalents en ampleur, que la demande mondiale continue d’augmenter, et que les stocks vierges de plusieurs métaux semblent inadéquats pour soutenir la qualité de vie moderne du « monde développé » pour tous les peuples de la Terre dans le cadre de la technologie contemporaine.
Ces faits nous obligent à poser les deux questions clés suivantes: Avons-nous vraiment envisagé une qualité de vie des pays développés pour tous les peuples de la planète? Et si oui, somme-nous prêts à encourager les technologies de transformation qui seront nécessaires pour faire de cette vision une réalité?
Nonobstant les réponses aux questions clés posées ci-dessus, il est clair que, comme la proportion du stock de minerai restant dans la lithosphère diminue par rapport au stock en utilisation et au stock dissipé, la valeur de rareté fera en effet au final augmenter les prix réels des métaux géochimiquement rares et stimulera le recyclage intensif bien au-dessus des niveaux actuels. Nous nous attendons à ce que les augmentations de prix soient peu susceptibles de déclencher une baisse du taux d’augmentation dans l’utilisation de métal ou crée des perturbations économiques soudaines. Plus vraisemblablement, nous allons voir un accent sur l’ingénierie afin d’utiliser ces métaux de  façon plus efficace et une utilisation accrue d’autres matériaux abondants, principalement de fer et ses alliages, l’aluminium et le magnésium. Nous nous attendons à une transition progressive vers le recours à ces matériaux alternatifs, à l’utilisation des métaux rares de plus en plus limitée aux services les plus difficiles à obtenir par substitution de matériaux. »

Cette formulation ne recoupe que partiellement les affirmations précédentes.

Relevons : « La demande pour de nouveaux services est profondément ancrée dans une culture occidentale populaire et politique qui voit la croissance et le développement comme des absolus, convertissant rapidement des services originalement de luxe ou de divertissements pour les plus riches, en nécessités pour tout le monde ». Ce qui est déjà une façon de réagir.

La recherche du sensationnel aurait-elle prévalu sur une présentation moins spectaculaire mais quand même un soupçon moins désespérante? Notre ami Jean-Michel Masson du Triptyque économique y verra un nouveau signe d’enfumage… Il est vrai qu’il vaut mieux noircir le trait afin que les citoyens n’aient plus qu’à courber l’échine et laisser les grands groupes gérer (spéculer).

Certes la situation est préoccupante. Raison de plus pour revenir aux fondamentaux. Si les terres rares et les métaux liés à l’électricité sont effectivement en voie de surexploitation, ce n’est certes pas le moment de les vouer aux jeux vidéos et au renouvellement de nos téléphones et ordinateurs portables tous les 2 ou 3 ans.

Bien sûr, on me répondra : oui mais on ne parle pas de l’homme, de la nécessité de nourrir 9 milliards d’individus. Paradoxalement c’est encore un domaine où l’homme peut encore trouver des solutions avec une agriculture déconnectée des intrants chimiques et énergétiques, par un retour aux modes traditionnels de production … et de consommation – à condition que les terres n’aient pas été confisquées par les grands groupes des pays émergents ou pas. Mais imaginer l’agriculture sur le mode occidental sans pétrole et avec des engrais « fossiles » en voie d’épuisement ? Difficile.

Avec ce niveau d’information, il ne faut pas s’étonner que les lecteurs du blog de Matthieu Auzanneau se lancent dans ce que je considère comme des délires : l’exploitation de la lune et de Mars (et j’en passe).

N’est-ce pas plutôt une folie que d’employer dans 1 milliard de téléphones portables ou dans les jeux vidéo les métaux et les ressources les plus rares et les plus précieuses, de les gaspiller alors qu’elles nous feront défaut pour accomplir la troisième révolution industrielle promise par Rifkin et Tim Jackson ?

Quant au pétrole…

On ne va pas se répéter. Voyez en fin d’article  5 vidéos produites par Arte. Il n’est malheureusement pas impossible d’imaginer que les mécanismes guerriers nourris par le pétrole vont se généraliser à l’ensemble des ressources rares.

Est-ce à dire qu’il n’y a décidément rien à faire ? Franchement, je n’en sais rien. Comment et quand nos dirigeants vont-ils nous parler de ces questions ? C’est pour moi un mystère. Ou alors le monde n’est pas si mal fait : la pénurie bien réelle de crédit s’ajoute à celle de l’énergie, à celle de l’eau, des terres arables et maintenant celle des métaux et des terres rares. Avec cette perspective nous serons bien forcés de réduire notre activité – et donc les émissions de CO2… A moins, évidemment, de jouer sur le dernier paramètre : la population mondiale. C’est-à-dire … je vous laisse imaginer. Pour ma part je m’y refuse. Ce n’est pas le cas pour tout le  monde.

Autrement c’est une question de courage, de volonté et d’intelligence. Une question de philosophie, auusi – parce que ce monde sobre ne pourra pas se mettre en place si facilement dans nos esprits intoxiqués par la publicité et le conditionnement consumériste !

Mais non, ce n’est rien … Rien qu’un nouveau billet sur notre très modeste site.

Vraiment?

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Série Arte sur le pétrole 

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  1. [...] http://dtwin.org/WordDD/2012/06/03/le-peak-all-la-fin-des-matieres-premieres/ [...]

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