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Nourrir l’humanité
This is my site Ecrit par Serge CLAVERO. on 27/07/2011 – 14:57

Nous ne manquons de rien… Les rayons « boucherie-charcuterie » de nos grandes surfaces regorgent de produits impeccables sous leurs emballages plastifiés. Evidemment c’est l’Europe – nous sommes nés sous les bonnes latitudes.

Bien sûr nous nous plaignons des prix. Surtout si nous sommes pauvres, évidemment : l’indice INSEE rend très moyennement compte de la structure des dépenses entre les citadins aisés et les exclus du marché de l’emploi. En clair il vaut mieux être riche et bien portant… là le poids de l’alimentaire est infiniment moins prégnant que pour ceux qui en font le second poste de leur budget .

Soit. Mais nous sommes dans un système mondialisé qui a ses propres règles et où tout se paie. Le prix pour les uns vient du prix payé par les autres.

Ainsi l’élevage en Europe s’effectue en grande partie à partir de soja importé. Ce soja – de plus en plus souvent génétiquement modifié – il a bien fallu le produire. Il est important de savoir comment, et à quel prix. Ce lien vers le site Krapo Arboricole correspond à un travail suffisamment sérieux pour mériter une crédibilité qui dépasse l’engagement « partisan » de ses auteurs. Ces images sont difficilement supportables et ces choses là vont mieux en ne les disant pas. Pour résumer, notre bien-être d’occidentaux repose sur la déforestation à grande échelle, l’expropriation des populations autochtones vouées à la misère des grandes villes, le recours massif aux interventions chimiques, la disparition de la bio diversité et l’empoisonnement de la nature – mais aussi celui de ceux qui résistent.

Pourquoi dresser un tableau aussi sombre ? Parce que nous avons totalement perdu le contact avec la réalité, nos images de l’élevage datent du début du XXe siècle et se situent dans un passé aussi lointain et révolu que s’il avait eu lieu sur une autre planète. La réalité, aujourd’hui, c’est que nous admettons en baissant la tête et que « c’est la seule solution ». Pourtant d’autres voix s’élèvent pour nous dire qu’un autre monde est possible – des voix d’agriculteurs, justement. Je ne sais que penser de tout cela mais je commence à penser qu’on ne peut plus l’ignorer – quitte à réduire notre consommation carnée, quitte à payer un prix plus élevé pour une nourriture saine et un approvisionnement local de nourriture pour nos élevages. Ou peut-être ai-je tord ? C’est pourtant l’alerte qui émane des organismes internationaux comme la FAO.

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