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Où en sont les investissements verts ?
This is my site Ecrit par Serge CLAVERO. on 27/04/2011 – 10:09

Traduction (artisanale) d’un article publié sur le blog du New York Time le 29 mars 2010 (voir lien)

« Une étude publiée mardi par le Pew Environment Group estimeque l’investissement dans les énergies propres parmi les 20 premières économies mondiales, alias le G-20, font généralement l’objet d’un rebond après une récession mondiale très sévère.

Cette étude avance également que le débat aux États-Unis, qui a été marqué par des querelles partisanes et la paralysie générale sur la politique énergétique et climatique, continue à affaiblir leur position en tant que lieu d’investissement.

La Chine a consacré 22 pour cent de la somme de 243 milliards d’investissements aux énergies propres l’an dernier, soit 54,4 milliards de dollars – en hausse par 39,1 milliards de dollars par rapport à 2009. En venant en deuxième position, et poussant les États-Unis d’un échelon par rapport à l’an dernier, l’Allemagne leur a consacré 41,2 milliards de dollars, en hausse de 20,6 milliards de dollars en 2009.

Les États-Unis leur ont consacré 34 milliards de dollars, en hausse de 22,5 milliards de dollars par rapport à 2009.

Phyllis Cuttino, le directeur du Pew Programme Clean Energy, a déclaré que de nombreux critiques on expliqué la domination soudaine de la Chine ces dernières années dans l’arène de l’énergie propre par son gouvernement autocratique « top-down » qui peut plus facilement contrôler le marché là-bas. Mais ces arguments font moins de sens quand on regarde l’Allemagne, dit-elle, où les dirigeants et les électeurs semblent tout simplement  prendre des décisions politiques clairement en faveur de l’énergie propre.

« Ce n’est pas si facile à rejeter », a déclaré Mme Cuttino.
Un point positif pour les États-Unis: ils restent le terrain de jeu privilégié pour les types particuliers d’investissement: capital-risque et financement par capitaux propres privés.

Bien que le rapport note que ceux-ci représentent seulement 4 pour cent des investissements dans les énergies propres sur l’ensemble (la plupart du reste va du financement interne des actifs et des marchés publics à des investissements dans des projets à petite échelle), le capital-risque et le private equity sont un élan nécessaire crucial pour la santé du secteur des technologies propres.

« Le capital-risque en 2010 a rebondi après de fortes baisses l’année précédente pour enregistrer un gain de 26 pour cent, pour un total de 8,1 milliards de dollars», indique le rapport.

Les États-Unis ont réuni 6 milliards de dollars, soit environ les trois quarts de cette somme. »

Fin de citation.

Ajoutons que la France (en régression sur ses investissments) se situe quand même devant l’Inde – ce qui lui épargne (de justesse) la lenterne rouge… avec près de 7 fois moins d’investissement que l’Allemagne et 3 fois moins que l’Espagne. Il ne s’agit pas de « déclinisme » mais de choix politiques dont chacun de nous tirera ses propres conclusions.

Et remarquons aussi que, en dépit du rôle stimulant du capital-risque, la majeure part des investissements sont publics…

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