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L’éolien offshore
This is my site Ecrit par Serge CLAVERO. on 29/11/2010 – 19:25

Les projets d’éolien offshore- c’est-à-dire au large des côtes – se développent et font l’objet de plusieurs programmes majeurs … sauf en France. Il est vrai que vu avec un mauvais esprit on peut penser que le nucléaire absorbe la plus grande part des crédits disponibles pour les énergies vertes – qu’il n’est pas. Mais il est vrai également que le plateau continental est relativement étroit le long des côtes françaises – les énormes tours des éoliennes pourraient donc être vue depuis la côte. Encore que par exemple les 200 km de côte des Landes ne soient pas encore aussi construites que la Côte d’Azur, loin s’en faut. Ou alors nous faudra-t-il attendre la retraite à 90 ans de notre VGE national spécialement enragé contre l’éolien ?

Toujours est-il que Google n’est pas aussi frileux et s’engage à soutenir un ambitieux programme sur les côtes atlantiques des USA au large de Washington et New York (voir l’article … en anglais). Les chiffre clés sont disponibles sur ce lien. L’engagement de Google auprès de Godd Energy ey Marubeni porte sur la construction d’une ligne 350 miles. La puissance installée à terme sera de 6 000 MW – soit l’équivalent de 5 centrales nucléaires. Les USA envisagent de produire 20% de leur électricité à partir de l’éolien en 2030.

Les Britanniques ne sont pas en reste avec un projet très ambitieux comme vous pourrez le voir sous l’onglet « éolien » de notre site de « veille » (voir ce lien). La Chine investit également massivement dans cette technique (même lien).

Bien que plus onéreux que l’éolien terrestre, l’éolien offshore donne accès à des « gisements » de vent bien plus importants. D’autre part la question de la propriété des sols ne se pose pratiquement pas. Et enfin les gouvernements escomptent une baisse des coûts des matériels d’ici la finalisation de ces programmes. Ces travaux sont aussi générateurs d’emplois très qualifiés dans les pays installateurs. Les mouvements écologistes contestent parfois « l’économie verte ». Pour ma part je partage l’avis de ceux qui pensent que le vert n’a pas d’odeur : si des groupes industriels en tirent profit, le profit le plus important est bien celui que les citoyens retireront d’un monde moins dépendant des énergies fossiles.

Il me semble qu’en son temps, au début de la Ve république, les autorités françaises ne se contentaient pas de grandes déclarations  mais agissaient pour maintenir notre pays parmi le groupe des nations les plus courageusement engagées dans les changements nécessaires. Est-ce un effet de mes 64 ans ?

Serge

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